Ces temps-ci tout ce que j'entends c'est l'écho de mon cri intérieur. Je hurle tellement fort que je vais devenir sourde. J'aurais besoin de quelqu'un qui m'entende, qui m'écoute. Tout le monde est tellement concentré sur ssa propre histoire, personne est prêt à écouter les malheurs des autres de peur de se rappeler les siens. C'est normal au fond, quand on y pense on a chacun ses problèmes et tous et chacun cherchent à s'en sortir du mieux qu'ils peuvent. Et moi dans tout ça, j'étouffe. J'ai l'impression que je ne suis pas à la hauteur des buts que je me suis fixés, tout s'écroule autour de moi dans un vacarme qui m'empêche de bien penser. J'ai peur de décevoir mes parents, mes amis. J'ai peur de me décevoir. Si j'abandonne, vous avez pas idée à quel point je vais passer le reste de ma vie à me demander si j'aurais été capable de venir à bout de ces études là. Qu'est-ce qui se serait passé si j'avais eu le courage de continuer? Je suis tellement trouillarde, c'est ça la vérité. j'ai peur de me lancer dans quelque chose de nouveau, j'ai peur de continuer ce que j'ai entrepris, j'ai peur d'aimer, de pleurer de faire confiance aux gens, de me retrouver seule... Chacune de mes actions ont jusqu'ici été dictées de près ou de loin par cette peur qui me contrôle et ne me rends qu'à moitié vivante. j'ai l'impression de ne jamais vivre pour moi. Tout ce que je fais, c'est à cause de ce fucking manque de courage. C'est quand la dernière fois que quelqu'un a pu me voir heureuse pour vrai? Moi, je cherche ce moment dans mes souvenirs et je ne trouve pas.J'ai peur de servir à rien. Quelqu'un qui a peur ça n'a jamais servi a quoi que ce soit. J'ai pas la force de continuer. Tout me semble tellement vide de sens. Je n'arrive même plus à trouver une raison d'avancer. Ça serait tellement plus simple d'en finir. Mais encore une fois, surprise! J'en ai pas le courage. Aucunement. C'est paradoxal, j'ai pas le courage de vivre, ni celui de mourir. De puis un boutte, j'ai son image dans ma tête. Ça a fait un an récemment, et lui aussi venait d'entrer au cégep. Personne ne sait pourquoi il l'a fait, il a rien dit à personne. Moi je pense que je commence à comprendre. Tout ça ne sert à rien, rien du tout. J'envie ceux qui ont la foi, au moins ils ont une raison d'être là, un but. Mais moi... je suis peut-être trop rationnelle, mais j'ai plus l'impression que nous sommes un hasard, nous sommes des animaux plus civilisés que d'autre, voilà tout. Le mystère de la vie? Il n'y en a pas. Le but de notre venue sur terre: survivre comme tous les autres organismes vivants. Ou devrais-je dire survivants. Je me retrouve dans le même état d'âme qu'en secondaire 2 et ça me fait peur. Encore cette maudite peur. j'ai peur de moi-même, de ce que je pourrais me faire si je me retrouvais seule trop longtemps. Je sais pas comment m'expliquer, j'ai juste peur. JE suis fatiguée, déprimée, découragée. Je doute de tout, sans exception. Je remet tout en question et ça me fait mal de voir que ma vie, c'est si peu. Elle se résume tellement facilement: inutile. Je dois aller changer mon ipod bientôt, j'ai de la difficulté à toffer une journée.e sans le recharger. Trop nice. J'aurais besoin de bras pour me prendre, me serrer, me rassurer, me protéger de moi-même. Je me sens tellement seule, comme si plus rien n'avais d'importance. Tout est vide de sens. Pourtant, c'est comme si personne ne l'avait remarqué. J'ai juste besoin de dormir, me reposer. Heureusement, la semaine de relâche est là, anyway. Pas trop d'espoirs, j'ai des devoirs.
Bonne nuit.
Kokaine -xxxx-